DIORMAG

22 Juillet
Patrimoine

Granville : inspirations

Les créations contemporaines de la Maison se nourrissent des souvenirs d’enfance de Christian Dior à Granville. Décryptage.

Le jeune Christian grandit dans la villa-jardin Les Rhumbs exposée aux quatre vents sur une falaise. Il évoque à plusieurs reprises l’impression indélébile que laissèrent ces lieux sur ses créations. Construite à la fin du xixe siècle, la villa Les Rhumbs doit son nom au terme de marine désignant les trente-deux directions de la rose des vents. Cet emblème se retrouve sur le sol carrelé du bow-window du bureau et donne lieu aujourd’hui à la collection de joaillerie Rose des vents imaginée par Victoire de Castellane. La Directrice Artistique nous emmène en voyage au gré des quatre vents avec ses créations. Elle y mêle plusieurs codes chers à monsieur Dior : la rose, sa fleur fétiche, la rose de vents et l’étoile, porte-bonheur du couturier. Des colliers, des bracelets déclinés en or blanc, jaune ou rose parent la rose des vents de nacre, de lapis-lazuli, de turquoise, d’onyx, d’opale rose. Enfin, une torsade d’or grain de riz, rappelant les cordages marins, cercle le médaillon. En hommage à l’enfance normande de Christian Dior, Victoire de Castellane a également créé la collection de haute joaillerie Granville, où l’on retrouve les couleurs éclatantes du jardin de la villa, « comme si on assemblait des gommettes avec spontanéité, dans une totale liberté de construction », explique la créatrice.
La ville normande où monsieur Dior vit le jour a aussi inspiré François Demachy, le parfumeur-créateur exclusif de Dior, à travers une cologne que l’on retrouve dans La Collection Privée Christian Dior. Egalement baptisée Granville, elle évoque l’air chargé d’iode que respirait chaque matin Christian Dior : frais, vif, aromatique, avec des notes puissantes et revigorantes, il retranscrit l’odeur de la forêt et des pins maritimes mêlée à celle des camélias, glycines, résédas, roses et héliotropes.

22 Juillet
Savoir Faire

le savoir-faire du sac Runway

Le Runway est réalisé en Italie, au cœur d’une région où le savoir-faire maroquinier est une histoire de passion. Découvrez sa confection.

C’est à quelques kilomètres de Florence qu’il est confectionné à la main en suivant des techniques artisanales particulières au savoir-faire maroquinier, telles que le travail du cuir, le montage à la main des anses et l’assemblage du sac sur une forme en bois. 

Après avoir sélectionné une peau, l’artisan la découpe en suivant les gabarits des différents éléments du sac. Vient ensuite l’étape du cannage. Ce quadrillage graphique reprend le motif des chaises de style Napoléon III à l’assise cannée que Christian Dior a choisies pour installer ses invités à chacun de ses défilés présentés dans les salons du 30, avenue Montaigne. Puis vient l’assemblage. L’artisan commence par les poignées, spécialement élaborées pour se replier en épousant la forme du sac et pour offrir le maximum de confort grâce aux deux anses en liège. Dans un premier temps, il colle le cuir aux deux anses, puis il entaille les rebords de la peau pour rabattre les marges, et s’aide d’un outil à bout pointu pour placer avec précision le cuir et accentuer le galbe des poignées. Enfin, il tapote légèrement l’ensemble à l’aide d’un marteau à tête arrondie et réalise des points de couture à la main.

Le Runway est ensuite montée autour d’une forme en bois, faite à ses propres mesures. Cette étape est délicate, car toutes les lignes du cannage doivent s’aligner et se rejoindre à la perfection sur les trois parties du sac. Les côtés, d’abord, sont renforcés par une bande de cuir, leur jonction avec le corps du sac étant l’endroit le plus sollicité. Les pièces en métal viennent alors tenir et parer le sac : les œillets, les pieds, les attaches de la bandoulière et les charms qui épellent le nom Dior en laiton doré. Les quatre lettres dévoilent, au rythme des mouvements, le « Christian Dior » qui a été embossé avec un ruban d’or sur un rond de cuir.

En tout, il aura fallu cent quinze éléments pour réaliser ce nouveau sac de la Maison. 

21 Juillet
nouveautés

Runway

Présenté pour la première fois lors du défilé de prêt-à-porter automne-hiver 2016-2017, le Runway est à découvrir dès à présent en boutique.

Ses lignes architecturées sont la rencontre du studio de création du 30, avenue Montaigne, à Paris, et du savoir-faire maroquinier italien. Sa bandoulière large et courte permet deux portés : à l’épaule, il signe une allure sophistiquée et, à bout de bras, il souligne une silhouette franchement décontractée. Le Runway s’affiche aussi dans plusieurs déclinaisons. Entièrement brodé de perles et de sequins, en poulain, en peau précieuse ou encore arborant l’emblématique motif cannage, le nouveau sac de la Maison offre autant de possibilités qu’il existe de personnalités de femme.

21 Juillet
Savoir Faire

La rose de Granville

Au cœur des soins Dior Prestige, la rose de Granville offre à la peau des femmes son incroyable force vitale. Découvrez son histoire.

Dès 1906, date de l’emménagement de la famille Dior dans sa villa de Granville, Madeleine, la mère de Christian Dior, se met en tête de protéger sa propriété des vents salins par la fondation de murs autour de son jardin. En enfilade le long des murs seront mises en place une terrasse donnant sur le large, une pergola bien à l’abri en contrebas et, dans son prolongement, après une porte de buis, une roseraie.

À l’extérieur de ce jardin protégé, sur les pentes de la falaise, pousse depuis longtemps une rose sauvage aux extraordinaires pouvoirs. Malgré les vents, les embruns marins, elle éclot, magnifique, sans tourment.

Pour l’exploiter, Dior doit la domestiquer. La Maison fait appel à un horticulteur de génie, grand spécialiste français des roses anciennes : Jérôme Rateau. Après dix années de travail et sept générations de croisements, le patrimoine génétique de la rose d’origine a été enrichi cent fois. Ses propriétés de résistance et de vitalité ont été maximisées. Ce traitement d’exception a donné naissance à la rose de Granville, une variété dotée d’une énergie vitale deux fois supérieure à une rose classique. Elle distille toute sa puissance régénérative au cœur de la ligne de soins Dior Prestige. Et comme le disait Christian Dior : « La femme Dior est une reine. La rose est la reine des fleurs. »

21 Juillet
Patrimoine

Granville : la palette Dior

Depuis le rose et le gris de la villa jusqu’aux tons éclatants des fleurs du jardin, les couleurs de Granville deviennent les teintes de prédilection de Christian Dior pour ses créations.

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Laziz Hamani

Le rose et le gris sont devenus les couleurs de référence de Dior. Ce duo rappelle au couturier sa maison d’enfance : un savant mélange de gravier gris au sol et du crépi d’un rose très doux. Les codes fondamentaux de la Maison viennent donc de Granville, comme une madeleine de Proust : l’amour des fleurs transmis par sa mère, l’exotisme des fresques de l’entrée des Rhumbs… 

Dans son Petit Dictionnaire de la mode, Christian Dior parle du rose, c’est la couleur de la joie et de la féminité. À travers ses collections, il baptise et décline tous les tons : « rose porcelaine », « rose soupir », « rose français », « rose givre », « rose boréal », « rose crépuscule », « rose nuage pâle »… Pour le couturier, le gris est neutre et pratique. Il est élégant dans toutes les matières – tweed, laine ou flanelle –, couleur qu’il utilise partout dans la décoration de son hôtel particulier du 30, avenue Montaigne. Toutes les nuances de gris sont citées dans les programmes des collections : « gris phalène », « gris rempart », « gris soupir », « gris petits jours »

Comme un fil conducteur, les couleurs et les fleurs inspirent et caractérisent une collection. Dès les années New Look, la Maison aime communiquer sur la matière et les teintes : les bleus, les verts, les jaunes, les roux, les noirs ou encore les rouges Dior. La robe Diablesse est en drap de laine « rouge Satan » : le ton est donné ! Christian Dior s’inspire des fleurs comme laboratoire d’idées pour ses créations dans les nuances, les broderies, les imprimés, mais aussi pour l’architecture des modèles : jupe Corolle, ligne Muguet… Le focus est mis sur les pétales de fleurs du modèle Rose Rose, le coquelicot donne son coloris et la violette parsème la robe Avril… Pour le couturier, « chaque nouvelle collection est comme un nouveau printemps dont les pièces de tissus seraient les jeunes pousses ».

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