Dior MAISON | DIORMAG

06 Juin
nouveautés

La collection de Lucie de la Falaise
 pour Dior MAISON

Issue d’une famille d’artistes bohèmes aux origines franco-britanniques, Lucie de la Falaise a hérité à la fois de la passion, du talent et de la beauté de son clan. Mannequin dès l’adolescence, elle se marie tôt et déménage à la campagne où, entourée de sa famille, elle consacre son temps à ses aquarelles. Amie de longue date de la maison Dior, elle s’est récemment vu confier la conception du panier à pique-nique aux accents très british de la collection Dior MAISON. Découvrez son interview exclusive.

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Gary Didsbury

DiorMag : Vous venez d’une famille de créatifs, qui sont aussi des personnalités émérites du milieu du design. Quelle a été votre plus grande influence en grandissant ?

Lucie de la Falaise : C’est très stimulant de se trouver parmi des personnes créatives, on est toujours en train de se demander ce qui est en train d’être conçu. L’inspiration peut venir d’une parcelle d’herbe dans un champ. J’ai reçu une éducation très visuelle, qui insistait beaucoup sur les couleurs. Ma mère était une vraie naturophile, et elle m’a transmis cette passion. La nature m’a, de fait, toujours attirée. J’ai d’abord été élevée dans les collines vallonnées du pays de Galles puis, plus tard, je suis partie étudier à Paris. J’ai donc cette double identité, qui inclut à la fois la ville et la nature, et je fais constamment un va-et-vient entre les deux.

DM : Comment vous y êtes-vous prise pour transformer un objet comme le panier à pique-nique en une création pour Dior ?

LDLF : Quand j’ai conçu ce panier, j’avais mon sac à main Dior auprès de moi et j’en ai scruté tous les détails : les boucles, la fermeture, cela afin d’essayer de conserver le style de la Maison. Comme c’était pour Dior, j’ai tenté d’en faire un objet aussi élégant que possible, en utilisant la bonne couleur et le bon type d’osier.

DM : Par quoi avez-vous débuté la conception ?

LDLF : J’ai commencé par l’intérieur et j’ai fini par l’extérieur. Le panier est rectangulaire, avec deux poignées de chaque côté. Il a été conçu pour quatre personnes, et il y a assez de place pour contenir deux bouteilles. Il fallait d’abord s’occuper des objets qui allaient remplir le panier, afin d’établir les bonnes mesures. J’ai donc commencé par les assiettes. J’ai peint une aquarelle représentant un brin de muguet, qui est l’un des codes les plus célèbres de la maison Dior. Je voulais capturer l’élégance du brin, cette ligne fluide qui supporte les clochettes parfaitement dessinées des fleurs de muguet. Mon aquarelle donne l’impression d’avoir été peinte directement sur l’assiette, le résultat est incroyable ! J’ai mis du cuir à l’intérieur du panier, et j’ai opté pour des coloris rose et gris, deux autres codes de Dior que j’affectionne. Et j’ai aussi utilisé des figurines en cuir et en sequins qui représentent des libellules, afin de faire ressortir le thème de la nature. Mais c’est une chose d’utiliser des matériaux extravagants et excentriques, encore faut-il que ces éléments aient une fonction bien établie. Un objet est voué à durer pour toujours.

DM : En tant que Française, quelle est votre vision de la maison Dior ? Quels en sont vos plus vieux souvenirs ?

LDLF : Je me souviens de la magnifique boutique que j’admirais en descendant l’avenue Montaigne, et qui évoque cette élégance à la française et ce luxe poussé à son paroxysme. Tout y était parfait, c’était à couper le souffle. Toutes les icônes associées à Christian Dior sont si belles : le brin de muguet, l’étoile porte-bonheur… Tout ce qu’il a touché s’est transformé en quelque chose d’extraordinaire. Sa perception des courbes féminines a permis à de nombreuses femmes de se sentir incroyablement bien. Je suis une amie de la Maison depuis de nombreuses années et je me sens très honorée qu’on m’ait demandé de concevoir ce panier en osier et de compter parmi les créateurs talentueux qui participent aux collections de Dior MAISON.

06 Juin
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La collection de Jérôme Faillant-Dumas 
pour Dior MAISON

Architecte d’intérieur, créateur d’une collection de mobilier et fondateur de Love Editions, Jérôme Faillant-Dumas dessine des meubles et des objets résolument contemporains, qui mélangent avec audace les matériaux et les formes. Pour Dior MAISON, il signe une collection de cendriers et de plateaux mariant le laiton au marbre ou au chêne dans un esprit intemporel, à la fois classique et moderne. Découvrez son interview exclusive.

DiorMag : Quelle a été votre première source d’inspiration pour cette collection ?

Jérôme Faillant-Dumas : La première chose qui m’est venue à l’esprit est la notion de couleur. Le fameux gris Dior, le blanc et le noir. Dior, ce sont aussi des palettes de matières : le tissu, le bois, la pierre – comme ce cendrier en marbre de Carrare blanc, aux veines grises. Il est fondamental pour moi de respecter l’ADN d’une marque, et celui de Dior est particulièrement lié à Monsieur Dior. C’était un visionnaire, le premier couturier à créer une maison de couture qui devienne mondiale.

DM : Qu’est-ce que l’ADN de Dior pour vous ?

J. F.-D. : Selon moi, l’ADN de la Maison est lié à l’élégance intemporelle, aux traditions, et je n’ai pas peur de parler de classicisme. Nous vivons dans un monde moderne, et en telle évolution que, si on peut prendre le temps, par exemple, de petit-déjeuner au lit, c’est magnifique. J’aime cet art de vivre si particulier.

DM : Quels matériaux avez-vous utilisés ?
J. F.-D. : J’ai utilisé, entre autres, la marqueterie de paille. Il y a un artisanat en France qui consiste à utiliser la paille pour créer des objets. On la travaille jusqu’à obtenir une fine bande, qui sera juxtaposée à d’autres bandes de paille ; elles seront alors laquées dans la couleur désirée. Pour les boîtes à mouchoirs en laque que j’ai imaginées pour cette collaboration, j’ai choisi un noir profond et élégant. Cela donne une impression visuelle très subtile, les bandes apparaissent comme des rayons diffus. J’ai également choisi un marbre de Carrare pour réaliser des cendriers blancs.

DM : Quel type de recherches avez-vous effectuées pour créer ces objets pour Dior ?
J. F.-D. : Pour être franc, quasiment aucune, car je suis déjà assez imprégné de l’histoire de la maison Dior. Je la connais depuis toujours, et je m’y suis intéressé en grandissant ; la richesse de son histoire me fascine depuis le plus jeune âge. Ce qui m’intéresse le plus dans cette collaboration, c’est que mes créations sont Dior par essence, bien au-delà de la signature. C’est cela qui représente pour moi le réel accomplissement d’un objet : son identité.

06 Juin
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La collection de Giberto Arrivabene 
pour Dior MAISON

Dans son palais qui borde le Grand Canal, à Venise, Giberto Arrivabene met son talent au service de la création d’objets et d’œuvres d’art en verre de Murano. Pour Dior MAISON, il a créé un ensemble d’objets aux couleurs tantôt vives, tantôt profondes qui conjuguent tradition et modernité, allant des cadres en cristal de roche et en agate aux photophores gravés de brins de muguet, en passant par des presse-papiers et une carafe, et bien d’autres encore. Il signe également une série de verres baptisée Hôtels particuliers, véritable invitation à la découverte des hôtels parisiens et, notamment, celui du 30, avenue Montaigne. Découvrez son interview exclusive.

DiorMag : Quels codes de la maison Dior vous ont inspiré pour créer cette collection d’objets en verre ?

Giberto Arrivabene : La couleur a été ma principale source d’inspiration. Le rose poudré ou le Nude contrastent avec le noir ou le gris foncé. J’ai toujours aimé l’élégance des combinaisons de couleurs, et celle-ci est très utilisée chez Dior. Il m’a donc été facile de transposer ces couleurs en objets, en parfaite harmonie avec mes propres goûts. Nous avons dû travailler durant quelque temps, en utilisant un mélange d’améthyste et de blanc pour réussir à obtenir cette magnifique teinte rosée.

DM : Quels objets avez-vous créés pour cette collection ?

G. A. : J’ai réalisé des verres gravés de délicates rayures diagonales typiquement vénitiennes, gris foncé, et bordés de pâte rose, et inversement. J’ai également créé une carafe inspirée d’un pichet que j’adore, que l’on distingue à peine dans le fond d’un tableau de maître du xvie siècle, une peinture classique et intemporelle, telle que j’imagine la maison Dior. J’ai également fait de grands presse-papiers dans les mêmes coloris, en reprenant un superbe motif qui existe presque depuis l’ouverture de la Maison, et qui se fond parfaitement dans ma série d’objets en verre. Enfin, j’ai décliné mes verres Palazzo dans une version spéciale pour Dior : ils sont entièrement gravés de façades d’hôtels particuliers parisiens, et non de palais vénitiens. Les autres codes que j’ai utilisés sont le muguet, que Christian Dior a toujours intégré à ses créations, et l’étoile. Monsieur Dior a inventé tout un art de vivre ; au 30, avenue Montaigne, ses clientes haute couture venaient chercher une robe, puis, avant de rejoindre le rez-de-chaussée, elles s’arrêtaient souvent pour acheter un cadeau pour leur mari ou pour la maîtresse de maison qui les recevrait à dîner.

DM : Parlez-nous de la tradition du soufflage de verre à Murano. Comment avez-vous traduit ce savoir-faire dans vos créations pour Dior ?

G. A. : A Murano, le verre est travaillé à la main. Depuis le soufflage jusqu’à la gravure, c’est un travail de détail très minutieux. Pour graver un seul de mes verres Palazzo, il faut compter plus d’une heure et demie de travail ; ce sont des œuvres d’art. 

06 Juin
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La collection de Jeremy Maxwell 
pour Dior MAISON

Nourri de ses nombreux voyages à travers l’Afrique et les Etats-Unis, Jeremy Maxwell est revenu en France avec un savoir-faire et une passion inébranlable pour le soufflage. Installé depuis un an dans son atelier, Le Four, à Paris, il réalise ses pièces sans moule. Pour Dior MAISON, l’inspiration a été évidente. L’artiste a imaginé des vases bleu roi, en hommage aux codes de la maison et à la noblesse de son art. Découvrez son interview exclusive.

DiorMag : Quelle est votre vision de la maison Dior ?

Jeremy Maxwell : Quand je pense à Dior, c’est le mot « irréprochable » qui me vient à l’esprit. Chez Dior, la précision est de mise. Le fait d’être invité à participer à ce projet est un honneur.

DM : Comment avez-vous transposé cette vision dans vos créations pour Dior MAISON ?

J. M. : C’était un véritable challenge, parce qu’au moindre défaut je dois recommencer. Il suffit qu’une goutte de sueur tombe sur une pièce et c’est fini. Mais cela fait partie du jeu.

DM : En quoi cette collection traduit-elle votre propre univers artistique ?

J. M. : Elle est fluide et sophistiquée.

DM : Quelle a été votre inspiration de départ ?

J. M. : Sur mon mood-board, j’avais les couleurs suivantes : rose, bleu nuit, gris et blanc. Le bleu nuit étant une couleur royale, je me suis dit qu’on allait rendre l’artisanat royal. Pour la petite histoire, à la fin du xiiie siècle, lorsque les chevaliers sont rentrés de leur croisade, beaucoup d’entre eux avaient découvert le verre soufflé en Mésopotamie et ont demandé au roi s’ils pouvaient exercer cet art. En 1301, le roi a alors décrété que le seul travail manuel considéré comme noble serait celui de souffleur de verre. J’adore cette histoire.

DM : Quel savoir-faire avez-vous mis en avant dans cette collection ?

J. M. : Celui du souffleur de verre à la main, sans moule. En général, lorsqu’un designer dessine une pièce, on réalise un moule du dessin et le souffleur va venir souffler dedans. Cela signifie que le souffleur devient remplaçable et, à terme, qu’un robot pourrait souffler dans un moule. Je refuse catégoriquement de travailler comme cela. Quand on travaille purement à l’œil et au geste, le verre a sa partie d’existence, il dicte la forme qu’il veut prendre. Il y a beaucoup plus de poésie et de liberté. Chaque pièce a son histoire, il est impossible de réaliser deux fois la même chose exactement. Et tant mieux, sinon je m’ennuierais bien vite ! 

06 Juin
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La collection de Véronique Taittinger
 pour Dior MAISON

Véronique Taittinger a pu assouvir sa passion pour la porcelaine grâce à sa collaboration avec Dior MAISON. Elle a réinterprété les thèmes du muguet et du cannage sur des assiettes et des services complets réalisés en France, à Limoges, berceau historique de la porcelaine. Découvrez son interview exclusive.

DiorMag : Quelle est votre vision de la maison Dior ?

Véronique Taittinger : Pour moi, Dior représente la France, le glamour, l’insolence aussi et la passion de l’artisanat d’art. Et puis la créativité. Christian Dior est une icône de la mode, mais ce que je trouve incroyable, c’est son côté didactique. Il n’a pas fait d’école de dessin, il a commencé « comme ça ».

DM : Comment avez-vous transposé cette vision dans vos créations pour Dior MAISON ?

V. T. : En essayant d’être poétique et contemporaine. On retrouve également la notion d’insolence, parce que la collection bouscule un peu les choses. Tout en restant fidèles à Dior, certains codes ont été chahutés dans les formes, les modèles ont été repensés. C’est un nouveau souffle.

DM : En quoi cette collection traduit-elle votre propre univers artistique ?

V. T. : Dans la finesse de la réalisation et dans l’approche des couleurs. Il est difficile d’être satisfait quand on est aussi méticuleux que moi. J’étais très angoissée à l’idée que le résultat pourrait ne pas être comme je l’imaginais. Heureusement, tout s’est bien passé.

DM : Quelle a été votre inspiration de départ ?

V. T. : L’histoire de Christian Dior. J’ai rempli le mood-board avec tout ce que je trouvais : des couleurs, des palettes de maquillage, le léopard… Je me suis vraiment nourrie de tout cela. J’ai également pioché dans ses anciennes collections de vêtements, et dans d’autres, plus récentes, surtout pour les motifs de fleurs. Il a véritablement libéré le corps de la femme.

DM : Quel savoir-faire avez-vous mis en avant dans cette collection ?

V. T. : J’ai voulu mettre en avant l’artisanat d’art, cette délicatesse pure, les broderies Dior qui sont tellement extraordinaires. Il fallait essayer de retrouver ce côté couture sur les assiettes, avec un placement assez rigoureux. Et trouver la bonne forme aussi, ronde, bucolique, fleurie… Ç’a été une sacrée aventure.

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