15.04 DIOR OVER THE WORLD

NUIT DE CHINE

GALERIE

C’était hier soir le premier défilé haute couture Dior en Chine. La collection, le décor, l’ambiance, tout y était.

La ville est chinoise : Shanghai. Le bâtiment sonne américain : The House of Roosevelt (du nom de Tweed Roosevelt, arrière-petit-fils de Theodore, et neveu de Franklin Delano). Mais la soirée était parisienne. Mieux encore : elle était montaignesque, car au cinquième étage du bâtiment, c’est un véritable microcosme qui a été recréé. Nous étions au 30, avenue Montaigne, et la ressemblance était si frappante que si, par magie, Christian Dior avait été ressuscité et s’était retrouvé parmi nous, il se serait cru dans ses propres salons, à Paris, chez lui, dans sa maison de haute couture. Tout était là : les chaises Napoléon III, les murs gris moulurés de blanc, les consoles XVIIIème siècle… Pour ce premier défilé Dior haute couture en Chine, ce n’est pas seulement la collection qui s’est déplacée, pas seulement le décor, mais aussi toute l’ambiance, l’atmosphère même des lieux. Les journalistes et les VIP qui avaient déjà assisté au défilé parisien du 24 janvier (voir notre article 1947-2012 : aller et retour) étaient stupéfaits. Le luxe se loge dans les détails, jusqu’aux compositions florales identiques.

A la fin du défilé, sur le toit de la House of Roosevelt, un cocktail était donné : nous étions à nouveau en Chine, la vue sur le fleuve Huangpu est à couper le souffle, particulièrement à cet endroit où il forme un coude, le « bund ». Ainsi, passait-on de Paris à Shanghai en trois étages seulement. Natalia Vodianova, divine en robe Dior. Michelle Reis, actrice starissime, tout juste sortie d’une séance photo pour le Madame Figaro Chine où elle a porté presque toutes les robes de bal de la collection. Zhang Ziyi, Zhang Huan, Ni Ni : les célébrités chinoises avaient fait le déplacement de tout le pays. Zang Huan, artiste ultra côté, s’émerveillait encore du défilé qu’il avait vu, et de l’honneur que Dior faisait à son pays. Le top model Daphné Groeneveld rêvait de cette robe de princesse, dernier passage du défilé : la mariée était en rouge, couleur traditionnelle en Chine. Comme pour tout défilé haute couture, les clientes étaient aussi de la fête. Elles ont déjà pris rendez-vous pour les essayages qui auront lieu dans les prochains jours à Shanghai. Un sextuor jouait en live du Brahms, du Vivaldi. Les invités, qu’ils fussent shanghaiens ou européens, étaient ravis.
La soirée était délicieuse, elle était aussi magique. C’est ça, la haute couture ! C’est ça, Paris. Et ça, c’est Dior.

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