16.06 ALL ABOUT DIOR

ESCAPADE À GRANVILLE

GALERIE

L’exposition Dior, images de légende , qui se tient, cet été, au musée Christian Dior de Granville, réunit deux cents clichés iconiques sur les traces du couturier et l’histoire de sa Maison. Visite guidée avec Florence Müller, commissaire de l’exposition.

Sur les hauteurs de Granville, en Normandie, la villa rose où Christian Dior a passé son enfance surplombe la mer, sa roseraie embaume l’air marin d’une senteur délicate. Propriété de la ville de Granville, ce musée abrite l’exposition Dior, images de légendes . Orchestrée par l’historienne de la mode Florence Müller, cette rétrospective traverse non seulement l’histoire de la Maison, mais aussi celle de la photographie en s’appuyant sur plus de deux cents clichés, une soixantaine de robes et une cinquantaine de documents. Dès l’entrée, le ton est donné : l’emblématique tailleur Bar  imaginé par Christian Dior en 1947 voisine avec sa réinterprétation par Raf Simons en 2012. « Ce premier face-à-face est le fil conducteur de l’exposition et permet de comprendre que, chapitre après chapitre, les codes Dior se réinventent et s’enrichissent aussi de la sensibilité du photographe  », explique Florence Müller. Longeant les murs tapissés d’images  signées Cecil Beaton, Irving Penn, Patrick Demarchelier, Henry Clarke ou encore Richard Avedon, on découvre l’histoire incroyable de cette jeune photographe américaine, Pat English, seule autorisée à assister à la présentation de la première collection du 12 février 1947, organisée dans l’atmosphère feutrée du 30, avenue Montaigne. Ces clichés publiés dans Life ont dévoilé au monde entier son talent et le révolutionnaire New Look…

Chacune à leur manière, toutes ces images ont contribué, à la création d’un mythe : « L’allure Dior est idéale à photographier : capturée dans un mouvement, elle est aussi mise en scène dans les lieux emblématiques des élégantes parisiennes, comme la place de la Concorde, le jardin des Tuileries et, surtout, Versailles…  » ajoute-t-elle. Dans le jardin d’hiver, où la rosace en verre laisse percer les rayons du soleil, c’est un Christian Dior intime qui se dévoile ; serein, sur un rocher, dans son château de la Colle Noire, ou surpris par Brassaï, dans son appartement rue Royale, à Paris. Les mannequins cabine de la Maison, Lucky, Victoire et Renée – les « chéries  », comme se plaisait à les appeler Christian Dior –, rencontrent les égéries d’aujourd’hui, Marion Cotillard, Jennifer Lawrence ou encore Charlize Theron. Ce parcours initiatique s’achève à l’étage, par l’évocation de la construction des images : « C’était à grands coups de crayon, de collage et de peinture blanche que le travail de retouches, les trucages et la recomposition des imagesétaient réalisés. C’était très artisanal , commente Florence Müller. Ce magnifique panorama se termine par une pièce enall-overde couvertures de magazines en Dior. C’est grandiose !  » 

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