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14.05 ALL ABOUT DIOR

HISTOIRE DE CANNAGE

GALERIE

A l’occasion de la sortie d’une nouvelle collection de joaillerie inspirée du cannage des chaises couture de Christian Dior, retour sur l’histoire du motif et ses réinterprétations.

Tout commence par un tissage. Pour une maison de haute couture, quoi de plus normal ? Mais celui-ci est un peu particulier. Aux traditionnels deux fils de chaîne et de trame qui font les tissus que l’on retrouve ensuite sur le corps des femmes, s’ajoutent ici deux fils croisés qui viennent, en diagonale, compléter le motif. Les fils sont des cannes, c’est-à-dire des tiges de rotin : c’est le cannage. Et ce tissage-là a fait les grandes heures du mobilier Napoléon III : il en garnissait l’assise des chaises. L’histoire aurait pu s’arrêter ici. Pour qu’un si classique motif d’ameublement devienne tout un symbole, il fallait que Christian Dior passe par là. Lorsque le couturier réfléchit au décor de ses salons haute couture où seront présentées ses collections, il fait appel au décorateur Victor Grandpierre. Ensemble, ils élaborent un cadre neutre, raffiné, mettant en valeur les vêtements eux-mêmes. Ainsi choisissent-ils ces chaises de concert dorées et à l’assise cannée, des chaises de style Napoléon III qui, depuis, n’ont jamais quitté la maison. 
En 1953, Christian Dior commence à jouer avec ces motifs de rotin. Sans doute lui rappellent-ils la géométrie du prince-de-galles, lui qui aime tant s’amuser à détourner les tissus pour hommes. Il réinterprète alors le cannage pour le packaging de son parfum  L'Eau Fraîche , insistant ainsi sur le côté masculin/féminin de cette eau de Cologne qu’il portera lui-même jusqu’à sa mort.

En 1995, celui que l’on connaît depuis sous le nom de  Lady Dior , arrive en boutique. C’est un sac précieux, chicissime, très lady like, et la princesse Diana l’adoptera tout de suite. Elle, la princesse de Galles, a-t-elle été séduite par ses proportions, ses anses rigides, la qualité de ses peaux et de sa façon, ses breloques rock’n’Dior ou bien par ce rapprochement que faisait Christian Dior lui-même, avec le motif prince-de-galles, surpiqué ici sur le cuir du sac ? Sans doute un peu tout ça. Mais il est certain que le cannage y est aussi pour quelque chose. Dès lors, le motif devient indissociable de l’image de la maison. Et, en 1997, l’architecte Peter Marino le reproduit en dallage de pierres blondes dans la rotonde de la boutique de l’avenue Montaigne, puis, sur les façades de l’immeuble Dior dans le quartier Ginza, à Tokyo, et en bien d’autres lieux encore.
Tout naturellement repris en signe de reconnaissance sur le rouge à lèvres Dior, le motif poursuit ainsi son évolution d’une collection l’autre : des palettes de maquillage jusqu’aux créations de l’artiste Anselm Reyle et son camouflage pop.
Le cannage est l’esprit même de la maison, un fil rouge qui court de création en création. Un souvenir de Monsieur Dior. Une madeleine.

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