05.11 LES MOTS DE CHRISTIAN

LA MAISON DE GRANVILLE

IMAGE

Dans son livre, Christian Dior et moi, le couturier décrit le jardin de son enfance qui devait influencer son esthétique toute sa vie. Extrait :

Je garde de la maison de mon enfance le souvenir le plus tendre et le plus émerveillé. Que dis-je ? Ma vie, mon style, doivent presque tout à sa situation et à son architecture. Mes parents, jeunes mariés, l’avaient achetée un ou deux ans après ma naissance. Elle se dressait sur une falaise, déserte à ce moment-là, depuis entièrement bâtie, au milieu d’un assez grand parc –aujourd’hui jardin public- planté de jeunes arbres qui ont poussé avec moi contre vents et marées. Car la propriété surplombait directement la mer, visible derrière les grilles, et elle se trouvait exposée à toutes les tourmentes atmosphériques, à l’image de ce que serait ma vie, qui n’a pas été calme.

Un bois de pin –qui devait avoir cinquante centimètres de haut- représentait la forêt vierge à mes yeux d’enfant. Il a gardé pour moi cet aspect puisqu’il me dominerait aujourd’hui de ses hautes branches. Mais les murs qui entouraient ce jardin, pas plus que les précautions qui entourèrent mon enfance, n’étaient suffisants pour nous protéger de toutes les tempêtes.

PLUS DE MÉDIAS

CLASSÉ DANS : LES MOTS DE CHRISTIAN