08.03 

PARURE COUTURE

GALERIE

La collection de bijoux de Camille Miceli, présentée lors du défilé prêt-à-porter automne-hiver 2012-2013, puise son inspiration dans la danse.

On les appelle des bijoux couture et, dès sa deuxième collection, présentée en 1947, Christian Dior les intègre aux silhouettes de ses défilés. Rien à voir avec la joaillerie, ses ors et ses pierres précieuses : le bijou couture est un accessoire de mode, indispensable, certes, mais fantaisie avant tout. Comme son nom l’indique, il est à la fois couture et bijou et, d’ailleurs, dans les ateliers Dior, pour assembler ces colliers plastron, les artisans travaillent autant au fil et à l’aiguille qu’au brunissoir et au triboulet.
Camille Miceli, directrice artistique des accessoires, présentait, la semaine dernière, sa nouvelle collection. Comme pour le défilé de prêt-à-porter qu’elle accompagnait, elle tire son inspiration de la danse. Et plus particulièrement de certaines œuvres vues à l’exposition Danser sa vie   (jusqu’au 2 avril 2012 au Centre Pompidou) : les photographies de l’artiste André Kertész, les chorégraphies de William Forsythe ou les performances de Loïe Fuller.

« Il y a, dans la danse, une discipline d’une dureté presque destructrice et, dans le même temps, une très grande délicatesse,  explique Camille Miceli. J’ai voulu travailler autour de cette contradiction. »   Ainsi les cabochons, de forme poire ou ovale, chauffés, craquelés, comme martyrisés par une volonté de dépassement de soi, que viennent enchâsser de fins rubans de velours. Ainsi ces bracelets de bois qui semblent s’enrouler autour du poignet comme une ballerine se banderait les pieds pour les protéger dans ses chaussons de danse. Une beauté dangereuse, magnifiée par la création.

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