09.07 DIOR OVER THE WORLD

DIOR ET LA RUSSIE

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Aujourd’hui, Dior présentera sur la place Rouge, à Moscou, son défilé de prêt-à-porter automne-hiver 2013-2014. Pour l’occasion, toute cette semaine, DiorMag accompagne la maison en Russie et vous raconte leur histoire commune.

C’est l’histoire d’un homme qui parcourt la Russie, de Moscou à Irkoutsk, pour avertir le frère du tsar de l’invasion des Tartares. Roman d’amour, roman épique, ce livre, c’est  Michel Strogoff , de Jules Verne, et il est sur le chevet du tout jeune Christian Dior, qui rêve d’aventures comme tous les enfants de son âge, et s’évade dans les plaines sibériennes grâce à la littérature. Dior et la Russie, ça commence là : à Granville, dans la maison que les parents de Christian possèdent sur la côte normande, des heures après la tombée de la nuit, à lire sans pouvoir s’arrêter les périples du courrier du tsar, à s’émerveiller devant les gravures de Jules-Descartes Férat qui semblent donner vie à la belle édition illustrée. A cette même époque, le Tout-Paris est à l’heure de Moscou : les Ballets russes triomphent au Théâtre du Châtelet, puis à celui des Champs-Elysées, à deux pas de ce qui deviendra plus tard la maison Dior, au 30, avenue Montaigne, et les plus hautes éminences de la cour des Romanov viennent passer de longs mois à Paris, où ils donnent des fêtes somptueuses. La grandeur de la Russie marque durablement les esprits, à commencer par celui du jeune Christian Dior.
Plus tard, c’est un autre imaginaire qui attirera le couturier : celui du constructivisme russe. Et en 1931, à 26 ans tout juste, alors qu’il est galeriste d’art, Christian Dior se rend en Russie, attiré par les œuvres d’Alexandre Rodtchenko qu’il a vues à l’Exposition internationale des arts décoratifs, à Paris, quelques années auparavant. A Moscou, lui qui est tellement passionné d’architecture, il découvre des bâtiments d’avant-garde et un urbanisme de la démesure.

Devenu plus tard couturier, Christian Dior reste profondément marqué par ces deux visions de la Russie. Ses robes s’appellent  Prince Igor,  Douchka,  Caspienne,  Caviar ou  Stravinsky  ; et l’on peut retrouver dans la structure architecturée de ses tailleurs la rigueur du modernisme russe.
En 1959, pour la première fois, un défilé de mode eut lieu à Moscou et, bien sûr, c’était une collection Dior. Vous en découvrirez, demain, dans DiorMag, tous les détails. C’est aussi côté maquillage que survient l’appel de la Russie : en 1974, à la demande des studios de cinéma soviétiques Mosfilm, la maison Dior crée  Visiora, une ligne de maquillage adaptée aux besoins spécifiques des films russes, alors tournés avec une pellicule à la sensibilité particulière, qui nécessitait un maquillage adapté pour une meilleure définition de la couleur.
En 2006, Sharon Stone coupe le ruban de l’ouverture officielle de la boutique du Goum, la plus célèbre des grandes galeries commerçantes moscovites. En 2011, au musée Pouchkine, tout Moscou s’est pressé pour voir l’exposition Inspiration Dior , formidable rétrospective où les créations haute couture de la maison, du New Look à nos jours, dialoguaient avec les œuvres d’art des collections permanentes du musée, de Francisco de Goya à Pablo Picasso, de Vincent Van Gogh à Amedeo Modigliani.
Cette longue histoire d’amour qui unit la Russie et la maison Dior se poursuit encore. Et elle s’écrit maintenant également en russe, qui devient, dès aujourd’hui, la cinquième langue de votre DiorMag.

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