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25.10 MONSIEUR DIOR

DOUBLE DIOR

GALERIE

L’écrivain Isabelle Rabineau signe, chez l’éditeur Denoël, une biographie de Christian Dior dans laquelle elle raconte et analyse les multiples vies et facettes du couturier.

Il était timide, réservé et discret, mais se révélait être aussi un amateur de bals masqués, de parties de cartes nocturnes, d’escapades dans les fêtes foraines… Christian Dior avait  « un goût prononcé pour le maintien de soi en public et l’élégance, qui n’empêchait pas l’exubérance dans la sphère privée » . Voilà tout le mystère de la légende Dior qu’Isabelle Rabineau s’applique à raconter dans son ouvrage Double Dior.   Les Vies multiples de Christian Dior. 
Il est Tian, pour ses amis et ses proches collaborateurs, mais il est aussi Christian Dior, ce couturier devenu, un jour de février 1947, une star mondiale.
Son enfance passée à Granville, en Normandie, lui donne le goût de la fête alors qu’il participe, tous les ans, avec émerveillement, au carnaval qu’organise la ville. Cet attrait pour le déguisement et sa magie ne le quitteront jamais plus.  « Tout ce qui était brillant, orné, fleuri, léger suffisait pendant des heures à me distraire »,   dira-t-il. Déjà, il aime travestir la réalité et se masquer de mystère. Vient ensuite le déménagement de la famille Dior à Paris. Christian est passionné de peinture, dessine tout, tout le temps, depuis qu’il est tout petit :  « Sa grand-mère raconte le monde des heures durant pendant que son petit-fils le dessine. »   Il décide alors d’ouvrir une galerie d’art et rencontre les plus grands artistes de l’époque : Jean Cocteau, Max Jacob, Salvador Dalí et Christian Bérard – cet autre Christian, peintre admiré de tous, sera son double jusqu’à sa mort, le 12 février 1949. A 35 ans, Dior est modéliste chez Lelong, mais reste dans l’ombre du couturier ; patient, il attend que sonne son heure de gloire. 

Elle arrive, en 1946, lorsque tout s’accélère : Christian Dior acquiert un hôtel particulier au 30, avenue Montaigne, y installe sa maison de couture et y présente son tout premier défilé le 12 février 1947. C’est une révolution, une libération, un nouveau souffle. Dior affranchit les femmes et les esprits. Deux années après la fin de la Seconde Guerre mondiale, il célèbre la vie, l’élégance et la joie de vivre en composant des bouquets de femmes-fleurs, vêtues de dizaines de mètres de tissu. De Londres à New York, Christian Dior est soudain le Français vivant le plus connu. Mais en lui survit toujours son autre : Tian, cet homme angoissé à l’idée de parler en public, qui rêve de se retirer dans sa villa de Provence pour  « vivre enfin tranquille ». 
Avec  Double Dior , Isabelle Rabineau trace un portrait tout en paradoxes et en mystères d’un homme mondialement célèbre, qui tenait à ne laisser entrevoir de lui que ce qu’il maîtrisait. Les photographies qui illustrent sa vie en témoignent. Depuis tout petit, il a appris à poser devant les objectifs, en famille, avec retenue :  « Le clan Dior observe, de l’autre côté du miroir, ceux qui pénètrent chez eux. »    Toujours, Christian Dior protégera cette maîtrise de l’image :  « Ce que la photographie donne à connaître de son travail sans qu’il en maîtrise le processus est pour lui une souffrance. »  
Jean Cocteau disait :  « Christian Dior était un prince de la gloire immédiate, un prince de la lumière, mais il connaissait et respectait les prismes de l’ombre. »   Le couturier était double, à l’image de ses créations :  « Un vêtement doit à la fois maintenir et surprendre. Il permet l’audace dans la création. » 

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