02.08 ALL ABOUT DIOR

CROIRE EN SON DESTIN – TROISIÈME PARTIE

GALERIE

Les fétiches

La première collection de haute couture de Christian Dior, présentée le 12 février 1947, provoque une déflagration, le New Look impose une nouvelle allure. Au printemps 1947, les femmes ne seront plus jamais les mêmes. Aux beaux et nouveaux jours, Christian Dior guette aussi l’arrivée de sa fleur porte-bonheur : le muguet. Superstitieux et attentionné, il glisse dans l’ourlet de chacun de ses modèles haute couture un brin, séché, de la délicate fleur dont il ne se départit pas lui-même. Il a dans la poche de son veston un reliquaire ouvragé contenant la fleur chérie. Tout comme il garde à portée de main un trèfle à quatre feuilles, deux cœurs, un morceau de bois, une pièce d’or… Ou s’amuse à jouer avec les chiffres. Le 8, notamment, qui devient magique. La maison de couture sise dans le 8earrondissement comprend, « derrière le petit hôtel du début  », « un immeuble neuf de huit étages – huit ateliers – que doublait un autre immeuble également de huit étages  », remarque Christian Dior dans ses mémoires.

Le chiffre marque aussi de sa graphie sensuelle les contours de cette silhouette révolutionnaire : « nette et galbée, gorge soulignée, taille creusée, hanches accentuées  », évoquant davantage une fatale beauté qu’une fatalité…
Encore aujourd’hui, les fétiches de Monsieur Dior hantent l’histoire de la maison. De l’étoile scintillante posée au sommet de l’immeuble Dior de Ginza à la montre Dior VIII, de la collection de maquillage de l’automne 2013, qui pare le visage de couleurs aux reflets  Mystic Metallics , à la ligne de bijoux du défilé prêt-à-porter automne-hiver 2013, qui conjurait le sort en habillant les mains et les oreilles de parures aux allures de porte-bonheur. Autant de créations sous le signe de la bonne fortune, comme pour provoquer la chance, à l’infini.

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