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Dior par Roger Vivier

— Auteur Photographies de Gérard Uféras.
Textes d’Elizabeth Semmelhack
— Éditeur Rizzoli New York — Présentation Le chausseur Roger Vivier a imaginé pour la maison Dior les formes les plus audacieuses, les motifs les plus fantaisistes, faisant des souliers de véritables bijoux qui contribuèrent, jusqu’en 1963, à parachever la silhouette Dior. Le livre Dior par Roger Vivier, publié aux éditions Rizzoli, retrace cette collaboration historique. 1953-1963. La collaboration entre la Maison et Roger Vivier n’aura duré que dix ans, mais aura marqué de son inoubliable empreinte le style Dior. « Mon ami Roger Vivier s’emploie à chausser les pieds les plus élégants du monde, m’aidant ainsi à réaliser mon rêve qui est d’habiller une femme “Christian Dior” de la tête aux pieds », écrit le couturier dans ses mémoires. Entre Roger Vivier et Christian Dior, les affinités électives sont nombreuses. Les premiers souliers imaginés par le chausseur font leur apparition en juillet, lors du défilé automne-hiver 1953. Et, dès l’année 1954, la créativité fantaisiste de l’un va répondre à la vision architecturée de l’autre. Car tout inspire Roger Vivier. Le muguet est la fleur fétiche du couturier ? Il en fera l’ornement soyeux de ses délicates sandales. En 1955, une boule de strass amovible illumine l’extrémité du talon qui s’affine jusqu’à devenir aiguille. Succès absolu. Un peu plus tard vient le trait de génie paradoxal : oser couper la pointe effilée d’un escarpin et en faire un carré finement ciselé ; ou alors sculptural, bombé et froncé, comme pour le modèle Gazelle de 1957, sous l’égide d’Yves Saint Laurent. Sous l’ère du jeune Directeur Artistique apparaît le talon Choc, en forme de C, que Roger Vivier dessine pour la collection printemps-été 1959, ainsi que le talon Tibet, plus bas et en forme de pyramide inversée. En 1961, Marc Bohan succède à Yves Saint Laurent. Roger Vivier renoue avec l’ornementation et imagine, en 1962, après le talon Virgule, celui baptisé New Style : cinq centimètres révolutionnaires. Ces souliers, qui pourraient s’apparenter à de véritables oeuvres d’art, ont séduit les plus grandes stars et amies de la Maison, comme Marlène Dietrich, Elizabeth Taylor, Sophia Loren et Grace Kelly. Eclairé par la justesse des textes d’Elizabeth Semmelhack*, l’ouvrage met en lumière l’amitié créative des deux icônes de la mode française, ainsi que les infinis et somptueux détails d’escarpins en satin rose, en ottoman de coton imprimé toile de Jouy ou encore ornés de plumes, de paillettes et de pierres, grâce à la précision des élégantes photographies signées Gérard Uféras. *Historienne de la mode et conservatrice du Bata Shoe Museum, à Toronto.

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