Patrimoine | DIORMAG

14 Mai
Patrimoine

Eternelle Marilyn

Elle incarnait le glamour, il était adoré à Hollywood. Marilyn Monroe et Christian Dior ont tissé des liens légendaires. Le Festival de Cannes est l’occasion de les dévoiler.

©

Photographed by Milton H. Greene © 2018 Joshua Greene archiveimages.com

En 1953, dans Les hommes préfèrent les blondes, de Howard Hawks, Marilyn Monroe donne la réplique à Jane Russell. Amies à l’écran comme à la ville, les deux femmes, tout juste débarquées à Paris, se retrouvent devant une vitrine Dior dans laquelle est présenté le célèbre tailleur Bar, emblème du New Look. Si la boutique est ici un pur fantasme relevant du décor de cinéma, elle témoigne de l’aura de la Maison qui s’impose outre-Atlantique dès qu’il s’agit d’évoquer la Ville lumière et son sens de l’élégance inégalé. 
Les liens entre Dior et la blonde icône vont être immortalisés lors d’un shooting. Comme un baiser d’adieu, cette série d’images capture pour toujours la beauté légendaire de Marilyn Monroe, sublimée par une robe noire de la Maison, au décolleté plongeant dans le dos. Ultime séance photo qu’elle accorda en 1962 à Bert Stern pour Vogue.
Plus de cinquante ans après sa disparition, la star fascine par son mystère. En 2011, la campagne Dior pour le parfum J’adore se déroule dans la galerie des Glaces du château de Versailles devant l’objectif du réalisateur Jean-Jacques Annaud. Alors que l’égérie Charlize Theron se faufile jusqu’au podium, on aperçoit Marilyn, toute de Dior vêtue, symbole du glamour éternel. 

13 Mai
Patrimoine

Lauren Bacall, du grand écran aux défilés Dior

Icône du cinéma et de la mode, Lauren Bacall, amie de la Maison, symbolise ce lien, indéfectible chez Dior, entre la couture et le 7e art.

©

Association Willy Maywald

Connue pour son allure et ses rôles inoubliables dans les grands classiques du cinéma – Le Port de l’angoisse, Le Grand Sommeil… –, Lauren Bacall est l’une des plus fidèles admiratrices de la Maison. Dès les débuts du couturier-fondateur, elle fait part de son attachement. « Le nom de Christian Dior incarnait à l’époque une chose rare et précieuse », confiait-elle à Natasha Fraser-Cavassoni dans le livre Monsieur Dior, il était une fois, avant de conclure : « Il était impossible d’ignorer les nouvelles règles d’élégance définies par Dior, car le New Look démodait tout le reste. » Ainsi, elle n’hésite pas à traverser l’Atlantique à plusieurs reprises pour assister, assise au premier rang aux côtés de son mari, Humphrey Bogart, aux défilés haute couture du couturier. S’ensuivent de joyeuses séances d’essayage dans les salons de l’avenue Montaigne, toujours sous l’œil bienveillant de « Bogie », à qui elle doit son surnom « The Look », clin d’œil à son regard intense et énigmatique.
Si le New Look, lancé le 12 février 1947 par Christian Dior, met parfaitement en valeur sa silhouette gracieuse et longiligne, les créations de la Maison l’accompagneront tout au long de sa carrière. En 1952, pour la cérémonie des Oscar, au cours de laquelle son mari recevra la statuette du meilleur acteur, Lauren Bacall choisit de porter le modèle Pantomine, de la ligne Ovale du printemps-été 1951, inspirée du cinéma et du théâtre. Cette robe « à danser », entièrement plissée et en mousseline, est imprimée d’ailes de papillons. Dans Comment épouser un millionnaire, sorti en 1953, elle apparaît dans une autre création griffée Dior. En octobre 2009, l’actrice est incarnée par Karlie Kloss pour la campagne imaginée par John Galliano pour la collection de prêt-à-porter printemps-été 2010. Pour ce vibrant hommage à cette icône du 7e art, John Galliano s’est métamorphosé en Bogart.

12 Mai
Patrimoine

J’adore fait son cinéma

La légende olfactive de la Maison s’invite dans le monde du 7e art. 

©

David KOSKAS - Photo prise pendant le tournage de la campagne J'adore réalisée par Jean Jacques Annaud.

J’adore est une histoire d’émotions qui se raconte sur grand écran. Son bouquet floral célèbre une femme puissante et sensuelle, incarnée par Charlize Theron. Actrice aux multiples facettes, étoile solaire sacrée par Hollywood, elle prête ses talents à ce parfum iconique depuis plus de douze ans.

 

En 2011, pour la nouvelle campagne, c’est le réalisateur Jean-Jacques Annaud qu’on retrouve derrière la caméra, immortalisant Charlize Theron dans un décor d’exception : la galerie des Glaces du château de Versailles. Hommage au cinéma, ce court métrage d’une minute et trente secondes retrace un défilé haute couture Dior fantasmé. Des derniers essayages effectués en backstage à son arrivée sur le podium, l’égérie J’adore se glisse dans la peau d’un mannequin qui croise, avant son entrée en scène, le chemin de quelques-unes des héroïnes éternelles du grand écran. C’est Grace, princesse de Monaco, époque Kelly, qu’elle embrasse en arrivant en coulisses, alors que Christian Dior, de dos, procède aux derniers ajustements sur sa robe. Plus loin, dans les coulisses, c’est la silhouette longiligne, sublimée par une veste Bar, de Marlène Dietrich, fidèle admiratrice et amie du couturier-fondateur, qu’elle aperçoit. Enfin, le cinéaste ressuscite le mythe Marilyn en lui faisant prononcer le mot « Dior », auquel Charlize Theron, vêtue d’une robe aux reflets dorés, répond : « J’adore ». De ces rencontres symboliques renaît sous nos yeux l’âge d’or hollywoodien. Et au fil des campagnes, ce parfum ne cessera d’inspirer les réalisateurs. En 2006, Jean-Baptiste Mondino filme Charlize Theron dans un décor évoquant les salons de l’avenue Montaigne, plongeant le spectateur dans l’univers magnétique de cette fragrance sensuelle. En 2016, l’actrice, plus captivante que jamais à l’écran, saisit la magie de l’instant présent. Au fil de films envoûtants, la star incarne et transcende une nouvelle expérience sensorielle, immersive.

11 Mai
Patrimoine

Dior et la Nouvelle Vague

Dior a créé le New Look, Godard et ses complices ont fondé la Nouvelle Vague.
Des regards visionnaires amenés à se croiser. Le Festival de Cannes, dont l’affiche rend hommage, cette année, au film Pierrot le fou, est l’occasion de décrypter leurs affinités.

©

Maquette  Flore Maquin - Photo  Pierrot le fou © Georges Pierre

En 1950, c’est au couturier-fondateur que Jean-Pierre Melville, réalisateur qui a inspiré et préfiguré la Nouvelle Vague, fait appel pour Les Enfants terribles. La robe de chambre Dior, conçue pour le film, est devenue indissociable d’Elisabeth, interprétée par Nicole Stéphane.
Dix ans plus tard, la boutique du 30, avenue Montaigne sert de décor à A bout de souffle, de Jean-Luc Godard, manifeste cinématographique, nouveau souffle du 7e art. L’actrice principale, Jean Seberg, y aurait trouvé plus tard sa robe de cocktail pour la promotion du film.
L’échange créatif est effervescent, et dans les deux sens : la Maison puise son inspiration dans la Nouvelle Vague. En 2012, Daphne Groeneveld ressuscite le mythe Bardot pour Dior Addict, dans une vidéo intitulée Et Dior créa la femme, en clin d’œil à Et Dieu… créa la femme, de Roger Vadim, où la figure féminine de BB annonce celle des films de Godard.
La campagne fall 2017, La Fille américaine, évoque cette esthétique en mettant en scène l’actrice Jennifer Lawrence. Enfin, la collection printemps-été 2018 célèbre les années 1960 et brandit les valeurs de la Nouvelle Vague, ravivant l’esprit de cette décennie marquée par l’insouciance, les envies de créativité, de liberté et de révolte.

10 Mai
Patrimoine

Jennifer Lawrence et Dior

Egérie de la Maison, Jennifer Lawrence incarne et renforce l’union de Dior avec le cinéma. Le Festival de Cannes est l’occasion de revenir sur cette complicité.

©

Brigitte Lacombe

En 2013, c’est une création Dior qu’elle choisit pour recevoir son premier Oscar. Sacrée meilleure actrice pour son rôle dans ‪Happiness Therapy, Jennifer Lawrence monte sur scène vêtue d’une robe bustier blanche de la collection haute-couture printemps-été 2013. Depuis, la Maison n’a cessé de l’accompagner dans les moments forts et déterminants de sa carrière.
On retrouve cette complicité dans les campagnes. Mutine devant l’objectif de Brigitte Lacombe, habillée de la collection prêt-à-porter printemps-été 2018 pour Dior Magazine, féminine et irrésistible dans le film pour le rouge à lèvres Dior Addict Lacquer Stick, en 2017, elle endosse chaque rôle avec cette justesse qui révèle l’esprit d’élégance de la Maison.

Plus d'articles