Prêt-à-porter printemps-été 2018 | DIORMAG

08 Février
Savoir-Faire

Le savoir-faire des bijoux D-Murrine en vidéo

08 Février
Savoir-Faire

Le savoir-faire des bijoux D-Murrine

Découvrez les secrets de fabrication des bijoux D-Murrine de la collection prêt-à-porter printemps-été 2018 imaginés par Maria Grazia Chiuri. 

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    Pol Baril

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Dans le langage de Niki de Saint Phalle, les couleurs parlent d’amour, de joie et de bonheur. Vives et contrastantes, elles se répondent inlassablement. Les bijoux de la collection de prêt-à-porter printemps-été 2018 reprennent cette idée en sautoirs, bagues et boucles d’oreilles aux motifs multicolores en verre, réalisés à la main selon une technique ancestrale. Pour suivre leur confection, rendez-vous, d’abord, sur l’île de Murano, berceau de ce savoir-faire verrier, à quelques kilomètres de Venise.

Là, dans l’atelier le plus renommé de Murano, un souffleur cueille le verre avec une canne dans un four, maintenu à mille trois cents degrés Celsius. Commence alors une chorégraphie orchestrée par des mains habiles qui travaillent la matière incandescente avec force et douceur. L’artisan défie la gravité, se joue de l’inertie, maîtrise le mouvement et apprivoise la chaleur. Après avoir associé, enroulé et twisté plusieurs couleurs pour créer le motif souhaité, il étire le verre avec l’aide d’un confrère. Lorsque les tiges sont prêtes, elles sont découpées en centaines de pastilles dévoilant chacune une forme unique d’étoile, de cœur, de soleil ou encore de fleur aux nuances éclatantes.

Il faut assembler seize pastilles différentes pour réaliser une paire de Dior Tribales. Deux sont nécessaires pour le cœur des boucles d’oreilles, et huit pour le cabochon de la bague.
Pour la suite, direction Pforzheim, en Allemagne, dans un atelier que Christian Dior avait lui-même choisi en 1955 pour l’élaboration de ses premières collections de bijoux fantaisie. Ici, les éléments en laiton sont créés selon le processus ancestral de la fonte à cire perdue, qui consiste à remplacer une maquette en cire par le métal. Les pièces sont ensuite soigneusement retravaillées par la main de l’artisan, qui redessine les plus infimes détails de la bague, du sautoir ou encore des boucles d’oreilles. Grâce à plusieurs bains de galvanisation, les éléments se recouvrent d’or fin puis de ruthenium pour donner la couleur noire. Un traitement spécifique leur confère cet effet antique si particulier, signature de Maria Grazia Chiuri.

Puis l’abeille, le chiffre huit, le trèfle, l’étoile ou encore les initiales « CD » sont fixés sur les perles de verre. Une fois assemblés, les bijoux sont prêts à être contrôlés, avant d’être disposés dans leur écrin.

02 Janvier
nouveautés

La campagne prêt-à-porter printemps-été 2018

Pour cette campagne photographiée par Patrick Demarchelier, Maria Grazia Chiuri a choisi la mannequin et artiste Sasha Pivovarova, qui a ouvert le défilé prêt-à-porter printemps-été 2018 en jean et tee-shirt imprimé du titre de l’essai de Linda Nochlin, « Why Have There Been No Great Women Artists? ».

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    Patrick Demarchelier

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C’est dans un studio de photographie, entourée de ses dessins ou en pleine création, que Sasha Pivovarova pose devant l’objectif de Patrick Demarchelier. Les portraits de femmes qu’elle dessine, au visage anguleux et aux grands yeux hypnotisants, sont très personnels pour Sasha ; ils sont le reflet d’elle-même et de ses émotions. Un processus créatif qui rappelle celui de Niki de Saint Phalle, la source d’inspiration principale de Maria Grazia Chiuri pour cette collection. L’esthétique de cette campagne publicitaire nous plonge également dans une autre inspiration de la collection : les années 1960 et, avec elles, cet esprit à la fois artistique, féminin et effronté.

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